(publié le 13/02/2012 à 19:23 sur www.mylorraine.fr)
Il est une ville où le Boulevard du Val d’Ajol donne sur les places d’Etain, de Champenoux et de Toul. Le Boulevard René d’Anjou croise le chemin de Longuyon, et dans le même quartier, on habite place de Darney, de Saint-Dié ou de Bussang. Bienvenue à Lorraine, petite bourgade du Canada, dans la banlieue nord de Montréal !
Imaginez : vous apprenez que votre famille compte un nouveau membre et qu’il ne s’agit pas d’un nouveau-né ! Au départ surpris, vous vous sentiriez toutefois vite proche de lui ? Certains ont des oncles d’Amérique, la Lorraine a donc une lointaine cousine au Canada, la ville de… « Lorraine » ! En 1960, un groupement d’hommes d’affaires concrétisait une « utopie », celle d’une ville idéale, résidentielle, familiale, implantée sur un vaste coteau verdoyant, à 25km de Montréal. Cette ville a été voulue sans industrie, sans rue commerçante, ni source de pollution. Très vite, Lorraine a placé son développement sous le signe de la qualité de vie et de l’écologie. Chaque nouvelle construction doit répondre à des normes drastiques et les projets d’immeubles. Á Lorraine, on ne trouvera pas de résidences à haute densité mais des pavillons qui appartiennent quasiment tous à leurs occupants. Leur valeur moyenne était en 2009 d’environ 300 000 dollars canadiens, soit 200 000€. Pas de feux de circulation non plus, une vitesse de circulation limitée à 30km/h et aucun fil qui ne dépasse : la totalité du réseau électrique et téléphonique est souterrain. Si une autoroute sépare la ville en deux secteurs, la cité est entourée de forêts et truffée de 28 espaces verts. Les 9 586 habitants (qui s’appellent – je vous le donne en mille - les… Lorrains) s’achalandent dans le seul centre commercial de la ville, délibérément installé à l’entrée. On y trouve magasins, cabinets médicaux, banques…
Qui plus est, la ville regorge d’infrastructures culturelles et sportives : trois écoles primaires, une maternelle, des garderies, une bibliothèque, un terrain de golf, une patinoire couverte, des terrains de football, basketball, baseball, des pistes cyclables et un centre culturel qui offre une vue imprenable sur la ville de Montréal. Un coup d’œil sur Google Maps vous apprendra que les piscines privées sont légions. Si l’hiver est plus rigoureux (le mercure descend volontiers à - 30°C), la belle saison est semblable à la nôtre. Ajoutons à cela que Lorraine est une ville essentiellement francophone, que la moyenne d’âge est de 37 ans, que la majeure partie de la population est diplômée de l’université et que le revenu moyen approche le double de la moyenne du Québec. Bref, une ville on-ne-peut-plus paisible dont le modèle de développement a été salué par maintes associations. Et que bien des urbains usés par la ville envient…
Mais quelle guêpe a bien pu piquer nos amis québécois pour lui donner ce nom ?
L’explication serait la suivante : à la fondation de la ville, le nom de Lorraine aurait été préféré à d’autres jugés trop « communs » et trouverait son origine dans l’admiration du Premier ministre canadien d’alors, pour le Général de Gaulle. Et quel était l’emblème de « mongénéral » ? La croix de Lorraine ! Une fois le nom de la ville adopté, les noms des rues ont logiquement découlé. Et donc non, la ville n’a pas été bâtie par des émigrés lorrains en mal de leur pays d’origine. Mais, à en croire Véronique Leblanc, chargée de communication de la ville de Lorraine, les Lorrains du Canada savent d’où viennent les noms de leurs rues. Les plus voyageurs seraient même déjà venus dans la région. Ils auront pu retrouver dans la Lorraine française quelques similitudes. Ne dit-on pas des Vosges qu’elles sont comme le Canada, mais en plus petit ? On comprendra mieux pourquoi la ville de Lorraine est jumelée depuis 1990 avec une ville de Lorraine, en l’occurrence… Saint-Dié des Vosges !
Agrandir le plan
Pour être tout à fait complet, ajoutons que lors de nos recherches, nous avons été étonnés d’apprendre qu’à proximité se trouvent une ville nommée Blainville ainsi que l’aéroport de… Mirabel ! Renseignements pris auprès de l’association Lorraine-Québec, basée à Nancy et qui regroupe des Lorrains amoureux du Québec et du Canada, le nom de Blainville (qui n’est traversée ni par le Madon, ni par la Meurthe) aurait pour origine celui d’un officier de marine parisien parti là-bas au XVIIème siècle. Quant à la ville de Mirabel, qui héberge l’un des deux aéroports de Montréal, l’endroit aurait été ainsi baptisé au XIXème siècle par un homme dont les filles se nommaient Myriam et Isabelle, la contraction des deux prénoms donnant « mir-abel ». Rappelons enfin qu'il existe aussi 3 bourgs aux Etats-Unis qui portent le nom de Lorraine, un dans l'état de New-York (près du lac Ontario), un en Virginie (dans la banlieue de Richmond) et un dernier en plein cœur de la campagne du Kansas !
Le site de la ville de Lorraine : www.ville.lorraine.qc.ca
Le site de l’association Lorraine-Québec : http://lorrainequebec.asso.free.fr
Légendes photos :
Centre culturel Louis-Saint-Laurent
Maison Garth, plus ancienne maison de la ville, utilisée pour les séances régulières du conseil municipal et diverses expositions
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(publié le 13/02/2012 à 13:36 sur www.mylorraine.fr)
La web-série nancéenne « Confessions » fera son entrée sur le net le premier mars prochain... Rencontre avec l'équipe...
Quatre étudiants de l'IUT Charlemagne sont à la tête du projet : Marion Becler, Elodie Willer, Alexandre Bucci et Vincent Rémis. Ces quatre-là, n'ont pas, contrairement à leurs confrères et consœurs de l'IUT, choisi de réaliser des sites internet pour des professionnels comme projet tutoré de deuxième année. Épris de liberté, la réalisation de sites d'entrepreneurs ne leur convenait point, aussi ont-ils préféré opter pour la réalisation... Tout court.
Vincent Rémis s'est chargé du scénario. Avec en tête quelques références comme "Pretty little liars" et "Desperate housewives" et l'idée que ces petits formats qui fleurissent sur le petit écran comme "un Gars, une fille" ou "Scènes de ménage" devraient s'affranchir du rire et passer du côté obscur, la bande a décidé d'écrire un thriller en 15 mini-épisodes de 5 minutes chacun.
« Au départ, un meurtrier qui va confesser son crime. Or c'est la meilleure amie du confesseur qui a été lâchement assassinée. Malgré le secret de la confession, le prêtre va s'arranger pour livrer une série d'indices aux autres amis de la victime, laissés ça et là sur des post it, qui les mèneront à l'assassin » explique Vincent, avant d'ajouter « y aura beaucoup de suspenses et de retournements de situations ». Et effectivement, ça promet !
Le pilote est prêt, quelques trailers également. « On veut tester le pilote sur un public avant de continuer la série, on a faire tout dans les règles de l'art, c'est d'ailleurs aussi le but d'un projet comme celui-ci » réplique Alexandre. Car les règles de l'IUT concernant les projets tutorés semblent drastiques : utilisation de matériel de «tournages pros », 300 heures de travail par personne maximum, test sur un panel de téléspectateurs, etc, tout y est ! « La com' aussi » ajoute Marion qui a choisi la communication virale entre twitter et facebook, qui semble marcher puisque je suis là, à les interviewer. Élodie quant à elle, est en charge de la programmation des sites et autres supports...
Bref, tous les ingrédients sont là : même les acteurs sont, pour la plupart, des professionnels en devenir : Elodie Schmit, Héloïse Romet, 20 ans ont par exemple déjà pas mal d'expériences théâtrales derrière elles, quant à Loïc Gaïga, il étudie le théâtre au conservatoire. Et Vincent d'ajouter « on a aussi voulu ajouter des intrigues secondaires, amoureuses notamment, il y a plusieurs niveaux d'intrigues, beaucoup de suspense, pas mal de flashback ».
Le jeune scénariste a décidément pensé à tout, et comme le pilote doit plaire au maximum de gens et ce tout de suite afin d'assurer la continuité de la web série, ce premier volet doit tenir ses promesses : « c'est dans cet épisode qu'on pose le plus de questions, d'ailleurs dans les épisodes suivants, ce sera un post it/une confession, soit un post it par épisode, or dans le premier, il y en a deux, mais aucun n'est visible à l'écran ! Vous ne sauriez de ces post it ou presque ! » se gausse Vincent !
Tenez-vous le pour dit, cette web série ne marchera ou pas que grâce à vous. Donc rendez-vous à la projection de l'épisode le mercredi 29 février 2012 à 13 heures à l'IUT Charlemagne ou sur la toile le premier mars...
Plus d'informations sur le site Internet dédié.
Crédits photos : staff confessions.
Mises à jour et corrections en date du 13 février 2012 :
Marion s'occupe de la programmation, Elodie de la communication et non le contraire.
Dans le synopsis, c'est le meurtrier qui laisse les indices et non le prêtre.
Le site officiel est désormais trouvable.
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(publié le 13/02/2012 à 12:50 sur www.mylorraine.fr)
Alors que les températures atteignent des minimales très rudes, la nature arrive encore à nous étonner en nous offrant un spectacle de toute beauté.
Photos prises au saut du Bouchot (Vagney) et sur le lac de Gérardmer, où se déroulait un petit match de Hockey improvisé au milieu du lac...
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(publié le 12/02/2012 à 13:26 sur www.mylorraine.fr)
Vous aussi, vous pensez vivre la pire période de froid que vous n'ayez jamais connue ? Et ce alors qu'on parle de réchauffement de la planète ? Pour en avoir le cœur net, nous sommes allés poser quelques questions à Julien Zgonc, ingénieur d'études à la Direction Régionale Nord-Est de Météo France…
Mylorraine.fr : Voilà des années qu'on nous parle de réchauffement climatique, et là, on subit des températures de -10° et même -15°C… Peut-on encore parler de réchauffement de la planète ?!
Julien Zgonc : Oui. Pour caractériser ce réchauffement climatique, on raisonne en température moyenne mondiale. Et cette température moyenne mondiale augmente. Même pour la France, entre 1900 et 2011, on voit que cette moyenne est en augmentation. Une progression qui, pour la France, est de l'ordre d'un peu moins d'un degré. Depuis 2000, toutes les années ont été excédentaires, sauf 2010 qui était à peu près normale, mais ne remet pas en question cette thèse. 2011 était l'année la plus chaude depuis un siècle ! Il faut continuer de parler du réchauffement de la planète, ce n'est pas un évènement isolé, et ce n'est pas une vague de froid qui va changer la tendance. Le début de cet hiver a été doux, et il faut attendre la fin de l'hiver pour faire un bilan. Il se peut qu'on parvienne finalement à une moyenne qui n'a rien d'exceptionnelle.
M. L : A l'échelle des siècles, des températures de -15° en Lorraine, en plaine, en février sont-elles si aberrantes ? A quand faut-il remonter pour trouver des températures aussi basses en région ?
J. Z. : On a connu des mois de février en 1956 et 1986 très vigoureux, ainsi que les mois de janvier 1985 et 1987. Le record à Nancy reste à -24,8°C, atteint le 21 février 1956, puis -18,2°C en février 1986. En janvier 1985 et 1987, on avait atteint des températures de -17°C ou -18°C. Plus récemment, en janvier 1997, nous avons eu -17,9°C le 2 janvier. Alors que le maximum de la vague de froid qui nous concerne a été de -15,6°C le 5 février 2012. La vague de froid qui nous concerne dure depuis 2 semaines, est assez longue, mais ce n'est pas une première. Des vagues de froid de 3 à 4 semaines sont plus rares. Mais c'était le cas de celles de 1956 qui a duré tout le mois de février, celle de 1986 qui a duré du 5 au 28, et celle entre Noël 1996 et mi-janvier 1997, où on a connu 3 voire 4 semaines quasiment sans dégel. Mais le mois de février 1956 était bien plus froid que ce qu'on a connu cette année.
M. L. : La vague de froid dure depuis bientôt 2 semaines… Jusqu'à quand ?
J. Z. : Les prévisions pour la semaine du 13 au 20 février sont moins froides, mais il s'agit d'un redoux assez timide. On reste entre -6°C et -10°C pour les minimales la nuit, et aux alentours de 0°C en journée, avec une perturbation qui arrive par le Nord-Ouest et qui amènera un peu de neige. Pour jeudi et vendredi, les températures pourraient rebaisser. Ca ne signifie donc pas forcément la fin de la vague de froid. Peut-être une simple pause. C'est dans les prochains jours qu'on en saura plus.
M. L. : L'expression de froid "sibérien" est consacrée ?
J. Z. : Il s'agit en effet d'un flux deNord-Est, qui vient plus exactement du nord-ouest de la Russie. Le froid qui vient du Nord-Ouest de l'Europe et qui devrait nous toucher en début de semaine prochaine est moins intense, plus humide.
M. L. : On raille souvent le climat lorrain… Est-ce justifié ?
J. Z. : La hauteur de pluie est la même à Nancy qu'à Nice. Il pleut moins souvent à Nice qu'à Nancy, mais il pleut plus fortement. Après, il y a beaucoup plus d'heures d'ensoleillement dans le Sud. Le quart Nord-Est est de toute façon le secteur le moins ensoleillé de France. Ce qui pénalise le Nord-Est, ce sont les brouillards et les nuages bas, entre octobre et février.
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(publié le 11/02/2012 à 14:16 sur www.mylorraine.fr)
Reconnues mondialement, les manufactures de Longwy se distinguent par leur technique de « cloisonnement » : le trait noir sur faïence. Si la tradition de Longwy a failli perdre ses lettres de noblesse, c'est grâce à la famille Kostka que la célèbre faïencerie a su se renouveler, proposant à maints designers et artistes la création de collections originales.
Un artisanat unique au monde
La forme des pièces est designée par des stylistes, des sculpteurs voire des artistes. La première forme de l'objet, appelée « biscuit », car mi-cuit – on cuit une première fois les pièces pour leur donner leur forme définitive – ainsi obtenue servira de base à d'autres artistes chargés du dessin qui parera la pièce. De grands noms ont ainsi imprimé de leur marque les émaux de Longwy tels que Jean Boggio, Alain Thomas, Nicolas de Waël, Evgenia Miro, Catherine Lhoir ou Valérie Brand.
C'est une technique délicate que celle pratiquée par les petites mains de la Faïencerie longovicienne : il s'agit de transférer, à la main, le trait noir posé en sérigraphie sur des feuilles de papier, sur des pièces à géométries variables, puis de remplir avec les émaux colorés au goutte à goutte, sur le biscuit entre les traits. L'émail séchant presque instantanément, la technique du goutte à goutte s'impose jusqu’au remplissage total de l’alvéole. Les Faïences et Émaux de Longwy utilisent exclusivement leurs propres couleurs créées à partir d’oxydes, dans leur laboratoire spécialisé.
La pièce, une fois émaillée, est cuite une première fois à 750°. Une opération de retouche, la « repasse », a alors lieu pour faire disparaître les trous dus à l’éclatement des bulles d’air lors de cette deuxième cuisson. La pièce est cuite une troisième fois. Enfin, l’or est posé au pinceau avant une dernière cuisson, cette fois à 600°. Les célèbres craquelures sont enfin mises en exergue à l'aide de terre de Sienne. La fabrication de telles pièces peut nécessiter jusqu'à 50 heures de travail entre les mains aguerries des ouvrières...
Une histoire riche en rebondissements
Fondée en 1798, la faïencerie historique des Faïences et Émaux de Longwy est créée par Charles Régnier. Des pièces classiques comme des services de table sont d'abord produites. La famille Boch (des futurs Villeroy&Boch), faïenciers émérites, rachète la fondation suite au siège de 1815 de Longwy., avant que celle-ci échoit à la famille Huart qui s'y consacrera plus de 150 ans.
Vers 1870, alors que la technique de cloisonnement venue d'extrême orient fait fureur, la faïencerie fait appel à l'italien Amédée de Carenza, connu pour ses bons offices au sein des usines de céramique de l'Empereur du Japon. Spécialiste du cloisonnement, il apporte au savoir-faire longovicien le trait d'émail noir, remplaçant le fil de laiton empêchant la migration des couleurs à la cuisson. Dès cette époque, la Faïencerie recherche de nouveaux décors dans les tendances chinoises, japonaises, iznik, perses ou égyptiennes, ces motifs ayant le vent en poupe auprès du public. De nouveaux motifs viennent ainsi remplacer les traditionnels, mode oblige, dont un semis de fleurs de pommiers blanches et roses sur un fond bleu céruléen, dites "sakura", d’inspiration japonaise.
Une époque faste commence alors pour les Émaux de Longwy, la famille Huart demande à plusieurs artistes en vogue de dessiner des décors et motifs pour leurs pièces dont Rudhart, Croisy, Carrière, Schuller, Cirode afin de moderniser la production. Dès 1918, le style Art déco offre de nouvelles perspectives à la Faïencerie. De nombreux artistes, de Lévy à Luce, en passant par Olesievicz ou Raymond Chevallier sont sollicités pour créer des formes plus modernes et géométriques.
Le krach de 1929 atteint la France en 1930, l’activité de la Faïencerie est sensiblement réduite, jusqu'en 1939, où l’activité cesse pour six ans.
En 1945, l’entreprise redémarre avec Maurice-Paul Chevallier à la direction artistique, son arrivée relance la machine quelques glorieuses années. S'ensuivent dans les années 50 l'abandon de la fabrication des services de table et un déclin dans les années 60/70 dû au manque de créativité des successeurs de Chevallier. En 1980, la faïencerie est exsangue : les productions répétitives ont fini par lasser les acheteurs, l'entreprise est sous le coup d'un règlement judiciaire... Dadoun et Treussard, deux industriels parisiens, reprennent l'affaire qui ne fermera entre liquidation et reprise qu'une journée... Pour inventaire !
La production est réorganisée, des pièces Art déco sont ré-éditées, les décors traditionnels sont perpétués mais l'arrivée de Daniel Curetti en 1983 va bientôt tout bouleverser : il amène les grosses boules dites « coloniales » et innove avec ses décors modernes et colorés qui ne tarderont pas à relancer la vapeur.
La manufacture change de mains plusieurs fois avant d'échoir à la famille Kostka qui fait, dès son arrivée, appel aux meilleurs designers, peintres et stylistes du monde entier. Décors, couleurs et formes se renouvellent régulièrement pour le plus grand bonheur du public, à nouveau conquis.
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(publié le 10/02/2012 à 15:23 sur www.mylorraine.fr)
Depuis plus de 25 ans, il tient, avec sa femme Fabienne, les rênes du « petit palace des Vosges », Mylorraine.fr a suivi, pendant le Festival International du Film Fantastique de Gérardmer, Claude Remy, patron emblématique du Grand Hôtel & Spa de Gérardmer et hôte des stars du festival.
Portrait !
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(publié le 10/02/2012 à 15:10 sur www.mylorraine.fr)
Le 20 avril prochain sonnera le début de la nouvelle saison des Dîners Insolites du Patrimoine ! Une 3ème édition présentée mardi au Grand Palais de Paris.
De nouveaux lieux, de nouvelles dates, de nouvelles mises en scènes mais un principe inchangé : un dîner au coeur des lieux les plus insolites, fermés habituellement au public... Sans oublier, cette année, un parrain de prestige ! En tout 44 Dîners insolites sont programmés du 20 avril au 9 novembre 2012.
Programme : ?une visite guidée originale, ?un apéritif ?un dîner gastronomique composé de 4 ou 5 plats, orchestré par un Chef vosgien, ?un lieu décoré par des sociétés emblématiques des savoir-faire vosgiens (Braguard, ...), ?une ambiance florale ?un groupe de musiciens professionnels (vendredi soir) et diffusion d'ambiance (samedi soir).
Vous pouvez dès à présent consulter les formules wee-kend sur le site, et dès le 1er mars consulter les soirées 2012 des Dîners Insolites du Patrimoine sur le site.
Souvenez-vous Mylorraine a testé pour vous un dîner insolite du patrimoine, au coeur de l'imagerie d'Epinal.
Crédit Photo: Daniel Denise.
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(publié le 10/02/2012 à 12:46 sur www.mylorraine.fr)
Sa chevelure rousse qui protège une tête joliment faite, siège d’une poétique sans faille, Lilyane Beauquel va voir son premier roman Avant le silence des forêts couvert du bandeau d’un prix littéraire, celui des Hebdos en région.
Mylorraine.fr : Vous venez de recevoir le Prix littéraire des Hebdos en Région pour votre premier roman, une réaction?
Lilyane Beauquel : J'ai été dans beaucoup de sélections de prix mais j'en ai pas obtenu, aussi, je m'étais dit qu'il n'était pas facile d'accès ce petit livre. Mais là, de voir que des jurés vraiment indépendants, éparpillés dans les quatre coins de la France, voir qu'ils se sont mis d'accord, cela m'a évidemment beaucoup réjoui.
ML : Vous aviez la crainte qu’un roman sur la première guerre mondiale ne séduise pas les lecteurs malgré l’unanimité des critiques sur la qualité de votre plume ?
LB : Beaucoup n'auraient pas lu un roman sur la guerre de 14 mais comme il était dans la sélection, les gens qui l'ont eu entre les mains, sont vite rentrés dedans. Ça m'avait étonné d'écrire sur ce thème et les lecteurs vivent la même démarche. C'est très émouvant.
ML : Certains comités de prix littéraires ont parlé de langage trop poétique et pas assez romanesque…
LB : Je ne vois pas la poésie comme genre littéraire mais là elle était au service d'une recherche de liberté du héros donc je n'ai pas écrit poétique pour faire genre, j'ai voulu donner une voix aux soldats de la guerre de 14, ça s'est imposé. Le romanesque ? J'ai beau être prof de Lettres, j'ai du mal à voir ce que pourrait être le romanesque sur la guerre de 14, inventer des péripéties, là je suis dans le quotidien au plus près des émotions, du regard, alors oui, il n'y a pas de dévoilement, de boite noire, un début une fin, une évolution…c'est une différence d'analyse.
ML : Les héros de votre premier roman se nourrissent de la nostalgie du futur, la souffrance causée par le désir qui jamais ne s’assouvira ?
LB : Oui…dans la vie on peut être triste de ce qu'on ne retrouvera plus -un pays qu'on a quitté, une jeunesse qu'on a perdue- là, les héros ont la nostalgie de ce qu'ils n'ont pas vécu, c'est pour moi l'un des sentiments les plus tragiques qui puissent être, de l'intuition, de l'appétit de vivre, c'est plus émouvant, plus poignant, eux ils le sentent, ils le touchent des doigts mais ce ne sera pas pour eux.
ML : "Avant le silence des forêts" est sorti en septembre 2011, ces six derniers mois ont été, j’imagine, extrêmement exaltants, l’accueil des critiques, celui du public, c’est un vrai plébiscite de la part de tous, une pression s’est-elle installée sur vos épaules pour le second roman ?
LB : Chaque témoignage, c'est un peu comme un nouveau chemin dans ma vie, je trouve cela magique, ça m'aide à écrire, là pour mon second roman, j'ai pratiquement fini d'accumuler une matière, j’ai une conscience claire de cette supposée poétique qui a déroutée certains jurys de prix littéraires. Maintenant je la mets sans crainte dans ce nouveau livre et cela, c'est grâce au retour des lecteurs de tous âges. Ce que je vis là m'apprend beaucoup de choses sur moi.
ML : Vos lecteurs vont tout de même vous attendre au tournant ?
LB : Les lecteurs qui ont aimé ce livre vont peut-être m'attendre au tournant mais je ne peux pas prendre cette attente en compte, j'essaye de faire avec ce qui me prend aux tripes, je fonctionne beaucoup avec l'émotion et le travail d'écriture pour arriver au plus près de ce que je veux. Si je m'étais demandé ça pour le premier, jamais je ne me serais dit "il y a un truc à faire sur la guerre de 14".
ML : Où en êtes-vous de votre second roman ?
LB : 250 pages (rires)…je rentre dans la partie de mise en forme qui ne va pas manquer d'être intéressante puisque les retours que me font les lecteurs sont que les petits chapitres, les petites saynètes, cela les séduit.
Je suis en train de trouver une forme ajustée qui sera sans doute éloignée de ce que l'on attend du romanesque traditionnelle. Je me dis que la modernité se situe peut-être, dans une construction romanesque pas forcément programmative, fabriquée, avec une histoire dans la tête qu'on déroule mais en construisant de manière complétement empirique voire désordonnée…c'est là où j'en suis actuellement.
Crédit Photo: Daniel Denise.
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(publié le 08/02/2012 à 18:03 sur www.mylorraine.fr)
La Lorraine est formidable ! Vous en doutiez encore ? Jérôme Prod'homme nous convie à un voyage au coeur des territoires lorrains, avec son enthousiasme et toute sa passion pour notre région.
Première étape :
Nancy et son coeur historique, avec les incontournables places du siècle des lumières : la place d'Alliance, la place Stanislas et la place de la Carrière.
Bon voyage !
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(publié le 08/02/2012 à 11:51 sur www.mylorraine.fr)
Oser le féminisme n'est pas ringard, il resterait même du chemin à faire, semble-t-il. Alors que la campagne Égalité 2012 se met sur pied, rencontre avec Hélène Assekour, porte-parole d'Osez le Féminisme 54...
Mylorraine.fr : Qu'est ce qu'"Oser le féminisme" ?
Hélène Assekour : Une association créée en 2009 pour se mobiliser d'abord contre la fermeture des plannings familiaux. On a trois objectifs principaux : la laïcité, le progressisme et l'universalisme dans les deux sens du terme : les droits des femmes sont universels ET il n'y a pas de spécificités culturelles liées au genre, soit hommes et femmes ne sont que biologiquement différents !
ML : Courant beauvoirien donc...
HA : C'est ça !
ML : « Osez le Clitoris », encore une question beauvoirienne puisque Simone rappelait que le sexe masculin est reconnu, accepté, le sexe féminin demeure tabou...
HA : Nous avons lancé cette campagne en 2010 afin de parler de cet organe souvent nié, voire mutilé. Et nié d'ailleurs également en recherche médicale : Odile Buisson a fait une des premières IRM de clitoris en 2009 ! Il s'agissait aussi d'aborder la sexualité féminine.
ML : On sent que le féminisme aujourd'hui passe pour ringard, beaucoup croient ce combat d'arrière-garde... Pourquoi cette génération n'ose pas le féminisme alors qu'une « involution » se constate actuellement ?
HA : On note effectivement rien que dans les catalogues pour jouets une apparition de jouets de plus en plus « genrés », des distinguos qu'on ne trouvait pas dans les années 80 ! Y a pas mal de recul sur ces points-là. Et beaucoup de jeunes femmes disent « c'est bon l'égalité on l'a » mais on sent un renouveau : de plus en plus de femmes reconnaissent l'existence du problème. Beaucoup le vivent au quotidien, sont beaucoup agressées verbalement dans la rue, beaucoup ont vécu des violences, y compris sexuelles, elles sont légions à vivre de petites ségrégations à l'embauche. Sur « Vie de Meuf » on relate ces abus que toute femme vit un jour ou l'autre. J'ai le sentiment qu'il y a eu un réveil, notamment sur l'affaire DSK, constatant que le machisme ordinaire avait toujours pignon sur rue. Suite à cette affaire, on a eu une explosion des signatures, des manifestations. Tout cela a révélé d'un seul coup la violence et la prégnance du machisme. Ces paroles comme « y a pas mort d'homme » [Jack Lang] ou « troussage de domestique » [Jean-François Kahn] ... Et même dans nos entourages, personnellement j'ai entendu certains propos qui m'ont rendu malade !
ML : Parlons de Vie de Meufs, en référence à « vie de merde « ça rappele qu'en tant que femme, on subit plus et pire !
HA : Le traitement entre femmes et hommes est totalement différent, nous femmes, on ne s'en rend pas compte parce qu'on a toujours été femmes, on a vécu et grandi ainsi, mettre le doigt sur toutes ces petites choses que nous devons supporter et pas les hommes c'est important. Ce n'est pas toujours facile de s'en rendre compte : par exemple les transgenres, eux, voient fortement la différence, ayant vécu les deux. J'ai vu un reportage où un transsexuel disait « je connais maintenant le privilège d'être masculin » simplement en étant un homme dans la rue, il ressentait ce privilège ! Et ViedeMeuf est un succès d'abord car les femmes s'aperçoivent que c'est pareil pour toutes, ensuite car nous nous apercevons que certaines choses ne sont vraiment faites qu'aux femmes ! Et c'est intéressant aussi dans les réactions : on a des gens qui viennent dire qu'on exagère ou que « ça c'est pas sexiste »...
ML : Il y a beaucoup de féminismes, entre les beauvoiriennes, les naturalistes, les scandinaves, toutes ces versions qui co-existent, s'annulent parfois. Où vous positionnez-vous ?
HA : On revendique complètement le terme de féminisme, même s'il y a une très grande diversité de féminismes. J'ai l'impression qu'en France la plupart des assos ont globalement le même fond idéologique universaliste. Avec des nuances : il y a bien sûr les naturalistes essentialistes. Après, les médias sont peu représentatifs de la réalité je pense, par exemple Marcela Iacub qui se dit féministe et reste très différente de nous, ou Badinter qui est très écoutée, mais critique beaucoup les courants féministes. La réalité du terrain est multiple, et cette multiplicité n'est pas forcément représentée, mais comme notre but à nous est d'abord d'interpeller, on est toujours contente de voir que le sujet est débattu, quel que soit le courant défendu. On veut encourager la réflexion en chacun et faire prendre conscience des inégalités.
ML : Revenons sur les opérations menées, vous êtes contre la TVA sociale par exemple...
HA : Sur la TVA, notre objectif était de montrer que cette mesure, comme les retraites, semble neutre pour les genres, mais dans la réalité, ça précarise plus les femmes : on est dans une situation où les femmes ont les emplois les plus précaires, elles seront globalement plus touchées par ces mesures. On a d'autres revendications avec la campagne Égalité 2012, qui interpelle les présidentiables, notamment une loi plus globale sur la parité.
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(publié le 07/02/2012 à 11:10 sur www.mylorraine.fr)
Yan Lindingre, entre les Beaux Arts de Metz, les projets avec Siné désormais mensuel, ou Manu Larcenet, les sorties prévues chez Requin Marteau et toujours les dessins dans Fluide, a encore trouvé du temps pour adapter sa célèbre Titine au bistrot avec Fabrice Colombero et Eric Mie !
Mylorraine.fr : Une adaptation de Titine au théâtre, déjà, pourquoi?
Yan Lindingre : Déjà, il y a eu une première expérience en Belgique avec « Titine à Charlero »i, on avait fait une adaptation avec Manu [Larcenet] parce que Charleroi est un patelin assez délirant. On avait donc fait une adaptation de Titine là-haut qui a eu beaucoup de succès à Charleroi, où est née une adaptation au théâtre ! On n'avait pas spécialement été consultés, j'étais donc pas spécialement au courant et une fois sur place j'ai découvert mes personnages comme ça sur scène, j'ai vu mes vannes exister en vrai et les gens se marrer autour de moi. Ça c'est un truc que les auteurs de théâtre connaissent mais pas les gens comme moi, c'est une émotion que je connaissais pas du tout ! Je les vois pas se marrer les lecteurs, c'était la première fois que j'avais un retour si direct et ça m'a vraiment emballé ! Suite à ça, y a eu une proposition d'adaptation d’Éric Mie qui est comédien, donc j'ai tout de suite été emballé, Eric est devenu le co-adaptateur et c'est comme ça que ça a commencé !
ML : Comment adapte-t-on de la BD au théâtre ?
YL : J'étais pour que les comédiens s'approprient l'histoire donc j'ai voulu leur laisser pas mal de libertés, je leur ai laissé tout le matos dans un premier temps. Éric a pris ça en main et puis dans la BD y a tout un tas de lieu dans la narration et en théâtre il faut se limiter à deux trois lieux. Puis il faut jouer avec des changements de décors simples, des changements d'éclairage. C'est super compliqué de re-condenser tout ça et ça, y avait que des gens qui connaissent bien le théâtre qui pouvaient le faire, moi je ne connais pas tout ça, d'où l'idée de les laisser faire ! Donc des choses qui devaient se passer dans la rue vont se passer dans la chambre, la cuisine ou le bistrot, les lieux vraiment essentiels quoi. Éric a choisi ce qui lui semblait le plus re-transcriptible au théâtre, donc il a sélectionné une quinzaine d'histoires sur les quatre albums et il les a compilés. Après je suis revenu, je me suis rendu compte que les personnages ne parlaient pas forcément de la même façon donc y a eu un travail de ré-écriture. Et puis y a pas vraiment d'histoire chez Titine donc fallait en créer une à partir des planches existantes.
ML : C'est un puzzle finalement !
YL : Voilà ! Après y a des joints qui se faisaient pas trop entre les histoires et ça donnait un peu un truc à sketchs où on passait du coq à l'âne donc il a fallu refaire la trame, le liant. J'ai donc ré-écrit, on a ré-inventé des scènes, créé un fil rouge, viré des scènes qui paraissaient trop extra-terrestres pour le propos et on a gardé finalement du début jusqu'à la fin des situations relativement calibrées. Mais ce qui me passionne depuis le début, et ça de la BD aux planches il n'y pas de grandes différences, c'est le dialogue ! En tous cas dans les ouvrages où je suis auteur et dessinateur, pas ceux où je bosse pour les autres. J'ai toujours rêvé d'être dialoguiste, pas scénariste, dialoguiste, donc j'ai pris un vrai plaisir à travailler ça, et c'est d'ailleurs le vrai cœur de mon métier. Après, les décors, la mise en scène... bon, c'est aussi bien, comme ça les comédiens qui bossent dessus, et s'y connaissent, sont libres ! Mais j'ai découvert, du coup, dans l'écriture de théâtre un autre vrai plaisir.
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(publié le 06/02/2012 à 12:39 sur www.mylorraine.fr)
Yoan Louis, pardon, Môssieur Louis, sort "Decade(nt)", album étonnant retraçant 10 ans de scènes au sein de quatre formations souvent très différentes, 10 ans de collaborations musicales, d'écriture, de rencontres... Plus qu'un bilan en chansons, il s'agit là de marquer le coup, de tourner une page, pour mieux relancer la petite musique...
Mylorraine.fr : Quatre groupes différents, quatre manières d'aborder la musique : on passe du « rock survitaminé au dépressif », de la pop à la « comptine débilisante »... Comment expliques-tu ces écarts artistiques dans ta propre œuvre ?
MôL : Je suis venu à la composition sur le tard, au départ j'écrivais, le lien dans l'album se fait vraiment sur le texte, plus que sur la musique. Ce que j'ai voulu montrer dans cet album c'est un parcours, avec des influences différentes, des formes différentes, et comment on peut s'inscrire dans ces cheminements très divers. C'était les thématiques qui m'étaient chères, après la mise en musique dépendait surtout des gens avec qui je bossais. Cet album étant chronologique, il commence par des extraits de live maladroits, j'assume d'ailleurs totalement l'imperfection de la chose, après y a des morceaux plus léchés et le dernier je l'ai fait tout seul ...
ML : Ton évolution à toi... C'est complètement narcissique !
MôL : Complètement ! C'est totalement assumé !
ML : Tu es l'auteur de quasi tous les textes de l'album, tu abordes des thématiques qui te sont chères, dis-tu, mais entre "engrosser sa mère" et un quiproquo entre un pilier de comptoir et un serveur, il y a un monde non?
MôL : Effectivement y a un monde ! Mais cet album ne s’appelle pas pour rien « Décade(nt) ». Au-delà du jeu de mots sur ces dix années passées dans le milieu musical, il y a des thèmes qui me sont chers. Et notamment celui de l’altérité, du temps qui passe. « J’ai engrossé ma mère » fut une chanson débile et entêtante complètement assumée. Je n’oserai pas essayer de l’intellectualiser en la justifiant par un complexe d’œdipe pas digéré ! Avec Les Splash, elle nous permettait de récupérer par la provoc' un public distrait par une chanson plus faible. Et simplement, cela me faisait marrer de la chanter et de voir ce qu’elle pouvait provoquer.
ML : Dans cet album on doit donc sentir tes propres évolutions intellectuelles...
MôL : Pour revenir à cette thématique de l’altérité, j’ai essayé de la décliner de plusieurs manières. Le délitement des relations amoureuses m’a passionné quand j’ai commencé à écrire, notamment par l’influence des textes de Miossec. Au début, je tentais d’en expliquer les mécanismes ou d’en pointer les causes et les symptômes comme dans « L’Espagnole » qui parle des problèmes de communication ou « La Houle » qui aborde la dépression et l’auto-destruction dans la rupture. Par la suite, j’ai pris du recul sur ces sujets et essayé de les aborder avec plus de légèreté, mais avec les exigences de trouver un angle original et de diversifier les sujets. Quand j’ai écrit « Suzy », je me suis prouvé que je pouvais faire sourire par mes textes et que les relations de couples étaient également prétexte à rire. La période "Splash" et le fait d’écrire en anglais m’a libéré dans les thématiques : j’ai pu aborder par exemple la misère engendrée par les inégalités économiques Nord/Sud dans « Time and hours »... Malgré cette évolution dans les thématiques et la manière de les aborder, je reste profondément angoissé par la vieillesse et la mort réelle et physique, aussi bien que symbolique... Comme la fin d’une aventure amoureuse ! Cette décadence est physique, amoureuse, sociale... Je tente d’en comprendre les mécanismes, d’en retarder les effets, les conséquences. Elle est souvent subie, parfois voulue. J’ai souvent eu la tentation, et il est vrai que le milieu musical en offre l’occasion, de sombrer dans une forme d’hédonisme autodestructeur. Être sain de corps et d’esprit et bien s’entendre avec mes congénères me demande parfois des efforts surhumains !
ML : Dans ton dossier de presse tu parles de « solder ce passé » c'est quoi ce besoin de bilan ?
MôL : Quand on commence à être vieux, on a besoin de faire des bilans... J'en ai rien à foutre des symboliques mais là je suis sur des projets où j'aimerais bien mettre la barre plus haut. J'ai souvent abordé la musique comme un artisan, apprendre, prendre le temps, pas sauter les étapes, y a des opportunités assez importantes que j'ai refusé, parce que je me sentais pas prêt parce que je ne voulais pas me griller. Et maintenant je passe à une phase plus assumée et j'ai besoin de tourner cette page. Puis me replonger dans ce parcours, ça me permet de repartir en sachant un peu mieux ce qui reste à apprendre, ce qui a été fait et toutes les rencontres que j'ai faites ! Parce que cette compil c'est surtout un hommage à tous ces gens que j'ai rencontrés, avec qui j'ai joué, avec qui j'ai partagé des scènes, des gens qui m'ont fait progresser… Cet album existe grâce à eux.
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(publié le 06/02/2012 à 12:36 sur www.mylorraine.fr)
Avec les températures glaciales qui sévissent depuis quelques jours (jusqu'à - 20°), la cascade de l’Étanche, près du village de Thorey-Lyautey, est en partie gelée.
Cachée derrière des maisons et en contrebas de la route venant d'Ognéville, cette cascade offre désormais un spectacle naturel composé d'orgues glacées et de stalactites !
Je vous laisse apprécier !
Pour en voir plus, cliquez sur la page dédiée.
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(publié le 04/02/2012 à 12:45 sur www.mylorraine.fr)
Créer des jeux vidéos en 48 heures ? Tel est le principe de la Global Game Jam, événement mondial du jeu vidéo, dont la version 2012 s'est tenue du 27 au 29 janvier dans 150 villes à travers 44 pays. Outre le temps imposé, les participants doivent travailler sur un thème imposé, cette année c'est l'image d'un serpent qui se mord la queue qui a servi de base aux équipes.
A Metz, ce sont 26 joueurs répartis en 6 équipes, qui se sont réunis au restaurant Gutz pour créer leur jeu vidéo.
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(publié le 03/02/2012 à 18:20 sur www.mylorraine.fr)
Leur premier album "Start from Scratch", sorti l’année dernière, s’était placé, dès sa sortie, en tête du classement hard/métal du réseau FNAC. Un an plus tard et à quelques jours d’entamer sa tournée européenne qui s’achèvera par le mythique Bataclan à Paris, Mylorraine.fr est allé voir les derniers ajustements du groupe lorrain de métal symphonique Benighted Soul.
Rencontre!
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(publié le 03/02/2012 à 15:27 sur www.mylorraine.fr)
Comique, auteur, chansonnier, trublion, comédien... On ne sait plus où donner de la tête! A l'instar de son ami Fabrice Colombero, l'homme aux 200 projets adapte de la BD pour le théâtre, écrit des chansons, des spectacles, joue Molière, Marivaux, Romains et Jarry en même temps et sans les mains ! Heureusement, de temps en temps, la bête s'arrête parfois pour manger, et là, on peut l'interviewer !
Mylorraine.fr : Cette appellation « anarcomitragik » que tu revendiques, peux-tu m'en développer le concept ?
Éric Mie : C'était pour définir le genre de chansons que je faisais. Je suis issu du théâtre, la satyre fait partie du duo Lobo & Mie chansonniers satyriques, dans lequel on fustige un peu le pouvoir. Et moi, plus que mon collègue, je me sens anar, mais l'anarchie de Leo Ferré, une douce anarchie, non violente, l'ordre sans pouvoir, considérant le pouvoir comme maudit et n'étant pas dupe des hommes politiques. Comitragik parce que j'aime bien varier entre l'humour et le moins drôle, parce que ça fait passer la pilule, parce que c'est nécessaire... Résumer ce que je faisais en un mot n'était pas possible alors j'ai inventé ! C'est une réduction pour expliquer que mes chansons peuvent être acides, anarchistes, comiques et tragiques à la fois, parce que j'aime bien aborder de façon drôle des thèmes difficiles.
ML : Comme tu le fais dans la Gégène...
EM : Oui ! L'humour fait passer la pilule mais il permet aussi d'être grinçant, si j'avais juste fait une chanson pour dire que la guerre d'Algérie et la torture, c'est pas bien, c'est pas très intéressant, alors que si je fais une valse qui dit « tourner, tourner la gégène », y a un humour qui me plaît bien et qui fait mal. Peut-être que j'enfonce des portes ouvertes mais, par exemple, dans ma famille c'est un tabou et que je fasse cette chanson, ça a fait du bien...
ML : Tu es donc ce qu'on appelle un chanteur à textes...
EM : Oui parce que je chante comme une merde ! Je fais de la chanson dans Lobo & Mie depuis 1992 et depuis 2000 j'en fais aussi tout seul : je mettais plein de chansons dans les tiroirs, tout ce qui était trop grinçant ou pas drôle... A la fin, j'en avais plein les tiroirs et j'avais envie de les ressortir d'où le solo.
ML : Chansonnier, chanteur, comédien, co-adaptateur sur "Titine au Bistrot", composition, écriture de stand up pour Fabrice Colombero, etc. Je vais te poser une question que j'ai d'ailleurs posé à Fabrice : un autre talent caché ? Le macramé ? Les claquettes ?
EM : Je fais très bien les pâtes ! Tout ça se résume en un mot : artiste. J'aime bien les carrières comme celle de Jean-Roger Caussimon qui a écrit entre autres "Comme à Ostende" pour Léo Ferré, qui a fait du théâtre, du cinéma, des seconds rôles avec Louis de Funès, c'est le curé dans "le Gendarme et les extra-terrestres" ! J'adore ce genre de personnages, ou Francis Blanche ! On sait moins qu'il a écrit plus de 500 chansons dont "un Étranger dans la nuit" pour Rika Zaraï et les dialogues de "la Grande bouffe" de Ferreri. J'aime ces gens qui touchent à tout, qui ne se perdent pas sans forcément chercher à être connus. Qu'importe le flacon pourvu qu'il y ait l'ivresse ! J'ai besoin de m'exprimer depuis toujours : petit je faisais de la BD puis j'ai découvert le théâtre, puis la chanson, et j'ai tout adoré, pourquoi faire un choix si on aime tout ? Pourquoi ne se limiter qu'à un format ? On n'est pas des poussins ! On n'a pas d'étiquette ! On fait ce qu'on veut ! Je suis boulimique un peu, mais qu'est-ce que je m'amuse !
ML : J'ai eu vent d'une histoire de censure lors d'un, je cite, « Woodstock du pauvre », vous avez fini par avoir le fin mot de l'histoire ?
EM : Je n'ai jamais eu d'explications ! C'est une erreur de m'avoir programmé si mon propos ne convenait pas, je suis chansonnier satyrique, c'est ne pas me connaître ! C'est comme demander à le Pen d'animer une Bat Mitsvah : y a problème de casting quoi ! En plus c'était pas un bon plan pour moi, tout le monde se foutait de notre concert et au moment où je commençais à capter l'attention, on a coupé la sono.
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(publié le 03/02/2012 à 10:58 sur www.mylorraine.fr)
Photos de la fontaine de la Place Stanislas à Nancy gelée.
Magnifiques photos d'Amphitrite en habits de glace. (Photo 1 par "Nancy Tourisme")
La Place Stanislas en hiver comme en été, cela reste la plus belle place d'Europe !
Si vous aussi vous avez de belles photos de notre région n'hésitez pas à les envoyer !
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(publié le 02/02/2012 à 11:13 sur www.mylorraine.fr)
Cinq ans après avoir fait le buzz sur Internet, l’artiste messin, « pur produit du net » Tum Sally, continue d’offrir son rap catchy. En pleine préparation de son nouvel EP (prévu pour le mois de mai), il nous a reçu chez lui dans sa « chambre studio », entre les consoles de rétro-gaming.
« Toujours pas de label, toujours à l’arrache » mais toujours aussi bon !
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(publié le 01/02/2012 à 16:31 sur www.mylorraine.fr)
Notre bonne Jeanne d'Arc, si elle fut exceptionnelle en bien des points, étonne par sa forte implication politique. Cet étonnement a bien sûr donné lieu à bien des théories, entre batardisants, survivistes et bien sûr historiens classiques. Catherine Guyon, maître de conférence en Histoire médiévale à l'université de Nancy nous explique pourquoi, si Jeanne n'avait été Lorraine, nous aurions pu devenir anglais.
Mylorraine.fr : Pouvez-vous tout d'abord nous expliquer la situation, car si Domrémy se situe aujourd'hui en Lorraine, ce n'était pas le cas en 1428...
Catherine Guyon : Oui ! Au sens administratif, Jeanne n'est pas lorraine mais au sens de la contrée, des usages, des coutumes, elle l'est ! La situation géographique était alors complexe : le seigneur local était un vassal du Roi. Domrémy se trouvait alors à la frontière, sur la rive gauche de la Meuse et dépendait de ce fait de ce qu'on appelait le Barrois mouvant. Le Duché de Bar est alors composé de deux parties : le Barrois mouvant, qui dépend du royaume de France, qui est, si vous voulez, dans la mouvance du Royaume de France et le Duc de Bar est vassal du Roi. La région est donc une marqueterie de territoires féodaux.
ML : En quoi cette situation géographique a influé sur son désir de replacer le Dauphin sur le trône ?
CG : Elle est fortement concernée par la guerre : elle vit dans une zone jalonnée de routes : celle qui longe la Meuse et celle qui va de Bâle à à la Champagne en passant par Neuf-château. Il y a donc un certain nombre de passages de troupes et d'opérations militaires, notamment quand les Bourguignons vont tenter d'assiéger vainement Vaucouleurs, sans oublier la convoitise due à cet emplacement géographique frontalier de Domrémy. Les batailles sont nombreuses dans les parages : d'abord en 1419 puis 1425, s'ensuivent toujours des incendies et des ravages quand les troupes repartent. En 1426, Domrémy est pillée, la famille des d'Arc trouve refuge à Neuf-Château quelques semaines et, à leur retour, le village est en ruine et l’église incendiée. L'omniprésence de la guerre n'a pu que la marquer donc.
ML : On sait également que son parler, son fort accent lorrain a pu aider dans son intégration, même fugace, à la Cour du Dauphin Charles...
CG : A l'époque, le parler des Ducs de Bar et de Lorraine est très proche de celui de la cour, ça n'empêchera pas qu'on se moquera plus tard de son accent lorrain à la cour ! Toujours est-il que les français avaient l'accent lorrain ! Elle a en plus hérité d'un certain bon sens lorrain, si je puis dire, elle évoque souvent certains dictons du coin et c'est quelqu'un qui, en bonne paysanne, a les pieds sur terre, ce qui est certainement révélateur du milieu qui l'a vu naître !
ML : Mais les mœurs religieuses ont compté également...
CG : Tout à fait ! Son lieu de naissance l'a marqué aussi par la religion : Jeanne est structurée par la forte présence de la chrétienté au sein même de son village, Domrémy, qui est d'ancienne chrétienté, avec une structure paroissiale solide et est constitué de gens qui fréquentent assidûment l’église. Autour d'elle, tout le monde ou presque assiste aux messes et sermons, il y a aussi de nombreux passages de prédicateurs franciscains dans les parages, tout ça va la marquer considérablement. Et puis le village de Domrémy est dédié à Saint Rémi, le saint qui a baptisé Clovis, donc il y a là une grosse tradition chrétienne, un véritable héritage qui fait que ce village est très dévoué à la royauté. Le sacre du Dauphin de France reprend un peu cet héritage, il y a ainsi beaucoup d'éléments concordants !
ML : La proximité de Vaucouleurs et la présence de Robert de Baudricourt ont également leur importance...
CG : Robert de Baudricourt est, au moment où Jeanne décide de faire quelque chose, le commandant de la place d'armes de Vaucouleurs, une place importante à une dizaine de kilomètres de Domrémy. Vaucouleurs est d'ailleurs, elle, dans le territoire de France c'est même le domaine royal. Et la limite de ces territoires, c'est un ruisseau au nord de Domrémy qui vient se jeter dans la Meuse. Robert de Baudricourt est un solide gaillard qui ne s'en laisse pas compter qui va finalement, Jeanne ayant tenté plusieurs fois de l'infléchir, lui offrir, chevaux, vêtements, escorte, et sauf-conduit donc un laisser-passer pour partir à Chinon. Baudricourt est un des rares capitaines à être resté fidèle au Roi de France, faisant de Vaucouleurs une des dernières poches de résistance au nord de la Loire aux anglais !
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(publié le 31/01/2012 à 16:43 sur www.mylorraine.fr)
En 2012, la cité thermale de Plombières les Bains, située dans les Vosges Méridionales, voue son charme inégalable à une aventure follement romantique : devenir la Ville des Amoureux de France et d'ailleurs.
Trois manifestations annuelles déclineront ce thème et la première de celles-ci aura lieu du 11 au 19 février 2012 à l'occasion de la Saint Valentin, offrant aux amateurs de multiples animations, speed-datings, conférences, balades en calèche, visites touristiques, ateliers d'écriture, bals, spectacles sans oublier les déclarations d'amour, les demandes en mariage ou les engagements.
Cet évènement, unique en France, est destiné à tous ceux que les rencontres virtuelles n'ont pas convaincus et qui souhaitent redonner une vraie place à l'être humain. A savourer avec passion, donc !
Renseignements à l'office du tourisme au 03 29 66 01 30 ou sur la page Facebook " La ville des Amoureux"
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(publié le 31/01/2012 à 10:15 sur www.mylorraine.fr)
Jeanne d'Arc est d'autant plus Lorraine, malgré le fait d'être née dans un fief qui, alors, n'appartenait pas encore à la France ni à la Lorraine, qu'elle fit son entrée dans l'Histoire à Vaucouleurs. Jean-Luc Demandre, en sa qualité de spécialiste de cet épisode de l'épopée johannique, nous conte pourquoi.
Mylorraine.fr : Les processions johanniques sont importantes également à Vaucouleurs, où l'on fête en grande pompe son départ pour Chinon le 15 février 1429...
Jean-Luc Demandre : On le fête le 15 traditionnellement, mais la date est sujette à discussion, maintenant les historiens prennent comme date définitive le 12 février grâce au recoupement des témoignages.
ML : On peut situer aussi précisément un fait historique, qui n'est daté pourtant sur aucun document ?
JLD : Oui ! C'est un des personnages les mieux renseignés malgré son origine roturière : aussi bien du côté de Charles VII, que des Bourguignons, des Anglais, des Italiens et de l'Empire, surtout pour une origine roturière.
ML : Pouvez-vous me décrire le Vaucouleurs d'alors ?
JLD : C'est une place bien fortifiée, avec une ville basse, 16 tours, 4 portes fortifiées dont la courtine fait jusqu'à deux mètres d'épaisseur. C'est un ensemble puissant. Tant d'ailleurs que les Bourguignons vont renoncer à son siège pour se tourner vers Orléans. A ce moment-là, fin 1428, au départ des Bourguignons, Jeanne et sa famille vont se réfugier à Neufchateau puisque Domrémy sera pillé au passage. Et cette petite ville est défendue par le capitaine de Baudricourt. Personnage-clé, il est vassal des Ducs de Lorraine et de Bar... Enfin il est très rigoureux et loyal au Dauphin car il faut savoir que ces localités résistantes sont extrêmement isolées !
ML : Pourquoi Jeanne doit-elle absolument passer par Vaucouleurs pour espérer rejoindre le Dauphin ?
JLD : C'est une des quatre dernières places fortes au nord de la Loire qui soient fidèles à Charles VII avec Orléans, Tournai, St Michel. Tout le reste étant occupé. Depuis 1365, les Rois de France nomment à Vaucouleurs des capitaines chargés de défendre ces châtellenies, de petites localités ou territoires bien défendus. Vaucouleurs est donc une petite enclave française qui échappe aux anglo-bourguignons. Si on admet qu'elle a entendu des voix lui intimant de se rendre à Chinon et de faire sacrer le Dauphin quitte à se battre, l'endroit par où commencer c'est Vaucouleurs, qui n'est qu'à une encablure de Domrémy... L'important pour Jeanne est d'obtenir de Baudricourt un sauf-conduit et une escorte pour aller à Chinon.
ML : Comment fait-elle pour se rendre à Domrémy ?
JLD : Pour quitter sa famille, elle raconte qu'elle va aider une cousine germaine à accoucher qui est installée à 6km de Vaucouleurs. Son cousin, Durand-Laxart, vient la chercher. A son arrivée elle lui explique qu'elle doit aller en France, donc à Vaucouleurs. Il l'y accompagne. La première entrevue avec Robert de Baudricourt, le capitaine de Vaucouleurs se passe mal, n'y croyant pas, il dit qu'il faut la reconduire chez ses parents et la souffleter. S'ensuit une deuxième tentative début 1429, elle revient et va résider un moment à Vaucouleurs. Elle va parler autour d'elle, conter sa mission, elle va régulièrement dans l'église paroissiale, fréquente la chapelle castrale pour se rapprocher du château, espérant y rencontrer Baudricourt ou des proches. Une deuxième entrevue avec lui n'est toujours pas favorable. Lors de ce séjour, Baudricourt la teste : il arrive où elle réside avec un prêtre portant une croix. Jeanne le voyant se jette à ses pieds et ainsi Baudricourt sait qu'elle n'est pas une sorcière. On ne sait pas vraiment ce qui l'a convaincu mais on sait qu'elle était pugnace. Peut être aurait-elle été aussi aidée de Jean de Nouillonpont qui, lui, croit rapidement en sa mission, lui promettant de l'accompagner auprès du Roi. On pense qu'il aurait convaincu Baudricourt.
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(publié le 31/01/2012 à 10:15 sur www.mylorraine.fr)
Une fois encore, la championne lorraine marque l'histoire de la boxe en devenant la première femme à obtenir les Gants d'Or. Bravo Anne-Sophie !
Les Gants d'Or, créés en 1987 par Jean-Claude Bouttier pour récompenser le meilleur boxeur français de l'année, ont été décernés à Anne-Sophie Mathis, ce samedi soir 28 janvier à Agadir (Maroc). C'est la première fois qu'une femme est couronnée. Mathis, championne du monde des welters, succède ainsi à Sofiane Takoucht, lauréat 2010. Mais sur la liste des lauréats les noms de Jean-Marc Mormeck, Brahim Asloum, Fabrice et Christophe Tiozzo, Mahyar Monshipour, entre autres sont également inscrits. Anne-Sophie Mathis en recevant les Gants d'Or, reçoit ainsi la reconnaissance du milieu de la boxe française qui n'a pas toujours été tendre avec la pratique par les femmes du noble art.
Devenue icône française de la boxe après avoir réalisé l'exploit de battre la légende Holly Holm, le 2 décembre dernier, à Albuquerque, Anne-Sophie Mathis, tenante du titre des poids welters de l’IBA (International Boxing Association) défiera la reine unifiée de la catégorie WBC-WBA-WBO, Cecilia Braekhus (30 ans ; 1,71 m ; 19 succès, dont 5 expéditifs), le 17 mars au Danemark.
Et ce n’est pas tout ! En effet, notre représentante accordera une revanche à Holly Holm, le 15 juin aux États-Unis.
Redécouvrez l'interview d'Anne-Sophie après son combat légendaire contre Holly Holm.
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(publié le 30/01/2012 à 16:17 sur www.mylorraine.fr)
Clap de fin pour la 19e édition du Festival International du Film Fantastique de Gérardmer, la cérémonie de clôture fut à l'image de ces cinq jours passés au cœur de la Perle des Vosges...fantastique. Revivez là grâce à la caméra de Mylorraine.fr.
Le Jury Longs métrages de la 19e édition du Festival International du Film Fantastique de Gérardmer, présidé par Enki Bilal et composé de Christine Citti, Vincent Desagnat, Dinara Drukarova, Tonie Marshall, Agnès Merlet, Joann Sfar et Tomer Sisley a remis les prix suivants :
GRAND PRIX - GRAND PRIZE
Soutenu/Supported by La Région Lorraine
« BABYCALL » de/by Pål SLETAUNE (Norvège/Norway)
PRIX DU JURY - JURY PRIZE
ex-aequo
BEAST de/by Christoffer BOE (Danemark/Denmark)
« LA MAISON DES OMBRES » de/by Nick MURPHY (Royaume-Uni/UK)
PRIX DU PUBLIC - AUDIENCE AWARD
soutenu/Supported by La ville de Gérardmer
« EVA » de/by Kike MAÍLLO (Espagne & France/Spain & France)
PRIX DE LA CRITIQUE - CRITICS’ PRIZE
“BABYCALL” de/by Pål SLETAUNE (Norvège/Norway)
Décerné par le Jury de la Critique composé de six journalistes/Awarded by a jury of six journalists
PRIX DU JURY JEUNES DE LA REGION LORRAINE - RÉGION LORRAINE STUDENT PRIZE
« LA MAISON DES OMBRES » de/by Nick MURPHY (Royaume-Uni/UK)
Décerné par le Jury jeunes, composé de lycéens de la Région Lorraine
Awarded by twelve high school students selected by the Région Lorraine
PRIX DU JURY SYFY - SYFY JURY PRIZE
« LA MAISON DES OMBRES » de/by Nick MURPHY (Royaume-Uni/UK)
Syfy a rassemblé 5 inconditionnels du genre fantastique via un jeu concours pour composer le Jury Syfy.
Le Jury Courts-métrages de la 19e édition du Festival International du Film Fantastique de Gérardmer, présidé par Jean-François Rauger et composé de Joséphine de Meaux, Arthur Dupont, Louise Monot et Yannick Rénier a décerné son prix à:
GRAND PRIX DU COURT-MÉTRAGE - BEST SHORT FILM GRAND PRIZE
« LE CRI » de/by Raphaël MATHIÉ (France/France)
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(publié le 30/01/2012 à 12:16 sur www.mylorraine.fr)
1984 : pour faire face à la crise de la sidérurgie, une poignée de militants associatifs de la vallée de la Fensch voulurent relancer une dynamique en créant un lieu de vie et de culture. Ils rachetèrent alors un café de Nilvange qu'ils baptisèrent "le Gueulard"... et posaient la première pierre d'une longue histoire culturelle dans ce coin de Lorraine.
Dans la Lorraine sidérurgique, le gueulard désignait la partie haute des hauts-fourneaux dans laquelle on enfournait le minerai à fondre, mais aussi la sirène qui rythmait les journées des ouvriers. Pour ceux qui ont entre 30 et 40 ans, qui n'ont pas forcément connu le quotidien des métallurgistes et qui sont portés sur la culture, le "Gueulard" évoque plus un lieu de concerts et de spectacles de la vallée de la Fensch. Ce nom, les acteurs historiques du Gueulard l'ont délibérément choisi en référence au passé industriel de l'endroit. Emmanuelle Cuttitta, Mauro Albanese et tous leurs amis, fils et filles d'ouvriers, souvent d'origine immigrée, ne sont pas partis quand la vallée s'est vidée de la moitié de sa population avec la crise de la sidérurgie lorraine et les "plans acier". Ils ont ainsi racheté ce café de Nilvange pour en faire un vrai lieu de vie et un lieu de culture. Très vite, ils ont obtenu le soutien des institutions et de partenaires des environs qui ont compris toute l'utilité de développer une activité culturelle dans cet endroit. Une activité pour recréer du lien, des rencontres, qui puisse contribuer à une dynamique humaine comme économique. Dès l'ouverture du Gueulard, au milieu des années 80, la programmation alterne théâtre, chanson, jazz, musique manouche… De 20 spectacles par an, l'endroit va progressivement passer à 80, s'ouvrir à tous les registres des musiques actuelles en accueillant des associations qui proposent des esthétiques spécifiques. En 1996, le Gueulard devient le premier lieu conventionné "scène de musiques actuelles" de la région et va même servir de lieu d'études pour développer ce modèle.
Le "Gueulard" ne la ferme pas
Lorsqu'en 2001, la loi qui doit protéger les spectateurs des dangers des musiques amplifiées s'élargit à la protection du voisinage, le "Gueulard", qui jouxte des habitations, est contraint de fermer. Les voisins ne sont pourtant pas majoritairement hostiles, mais il suffit parfois d'un seul mécontent… Malgré cela, les partenaires soutiennent toujours l'équipe du "Gueulard". Ceux-ci, au sein de l'association "Pavé", vont poursuivre leur programmation dans d'autres lieux de la vallée et jusque dans les environs de Thionville. Au "Gueulard", on continuera de voir des pièces de théâtre ou des concerts acoustiques. Et surtout, l'endroit va servir de lieu de création et de résidence pour les musiciens et les compagnies de théâtre du nord de la région. Ils seront nombreux à profiter des moyens techniques de la salle et de l'accueil de la maison… et des pâtes de Mauro : L'Albert, Jean Roch Waro, Louis Ville, Piero Moïoli (qu'on connut un temps sous le pseudonyme de P'ti Jézu), Dan Sneed et son Adok KumQuat Tagadac Big Band, des créations des collectifs "Besoins de Personnes", "Le Mégot" ou encore "Utopia… je ne savais pas qu'Ulrike était mon amie" de Caroline Crozat (qui fut 10 ans durant choriste du groupe Ange), des spectacles originaux dans tous les sens du terme, mêlant textes et musiques, conformément à la volonté des "Gueulards" de soutenir les esthétiques artistiques nouvelles.
De l'acier au métal
En 25 ans, le "Gueulard" est devenu un lieu mythique de l'action culturelle en Lorraine, un lieu à la fois ancré dans son territoire et "porte-ouverte" sur le monde. Quand un festival a lieu dans les environs, le "Gueulard" en est une étape (le festival "Scènes au Bar", chaque année, en mars) ou ses membres impliqués dans son organisation ("Rock'n'Fer", le premier week-end de juin, festival de musiques actuelles qui se tient sur le site de l'ancien haut-fourneau U4 d'Uckange). Pour le reste de la programmation, le temps de l'itinérance est bientôt révolu. Aujourd'hui, l'aventure culturelle longtemps portée par le Gueulard est en passe de trouver un prolongement à une centaine de mètres de là, dans l'ancienne piscine de Nilvange. Engagé et piloté par la Communauté d'Agglomération du Val de Fensch, ce projet d'équipement dédié aux musiques actuelles va se préciser au fil de l'année 2012 sous la houlette d'une ancienne du Gueulard, Emmanuelle Cuttitta. Et le lieu, qui pourrait comprendre une salle de 250 places, modulable, adaptée aux musiques actuelles, ainsi que des locaux de répétition et d'enregistrement, pourrait voir le jour fin 2013 – début 2014.
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(publié le 29/01/2012 à 12:33 sur www.mylorraine.fr)
Des zombies dans les rues de la ville, des éditeurs et distributeurs de films fantastiques qui expliquent leur métier, les membres du jury jeunes qui rencontrent leurs aînés du jury long-métrage, c'est parti pour le quatrième jour du Festival International du Film Fantastique de Gérardmer!
A demain !
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(publié le 28/01/2012 à 14:06 sur www.mylorraine.fr)
Le Festival International du Film Fantastique de Gérardmer permet aux fans du genre de vivre cinq jours d'exaltation mais rien de cela ne serait possible sans l'investissement extraordinaire des Gérômois. Bénévoles, commerçants, c'est toute la ville qui se mobilise.
Quant aux talents, ils sont sur les toiles et en conférence de presse mais d'autres, plus anonymes, ont également la possibilité de s'exprimer pendant le festival. Rencontre !
Vous pouvez également revoir notre vidéo du Jour-2 : Un acteur culte, un agent du KGB et la Mauselaine !
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(publié le 27/01/2012 à 14:32 sur www.mylorraine.fr)
Un hommage a été rendu à l'acteur culte Ron Perlman par les réalisateurs Jean-Pierre Jeunet et Jean-Jacques Annaud. Le jury long-métrage, lui, a pris l'air... à la Mauselaine. Revivez grâce à la caméra de Mylorraine.fr, ce deuxième jour du Festival International du Film Fantastique de Gérardmer.
Ça tourne !
Retrouvez également la vidéo du premier jour au Festival.
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(publié le 26/01/2012 à 23:28 sur www.mylorraine.fr)
Ce soir, jeudi 26 janvier, aux alentours de 22h, près de Metz, plusieurs habitants affirment avoir ressenti des tremblements et entendu d'étranges bruits.
On nous rapporte sur Twitter que les vitres ont tremblé :
@boriskuffler @Mylorraine oui moi j'ai entendu, toutes les vitres ont tremblé
— Corentin (@Corentin_P) January 26, 2012
Le phénomène aurait été ressenti plus particuièrement près de Jouy-Aux-Arches, Ars-Sur-Moselle et Queuleu.
Nous n'avons pas plus d'informations pour le moment, si vous en avez n'hésitez pas à nous les communiquer. Merci.
EDIT : 23:58, on peut lire sur le Twitter de LOR'Actu.fr qu'ue bombe datant de la seconde guerre mondiale aurait explosée.
Selon un témoin, une vieille bombe de la Seconde Guerre Mondiale près d'Augny. Pompiers et police sur place. Gros dégâts.
— LOR'Actu.fr (@LORActu) January 26, 2012
EDIT : 00:16, démenti du témoin.
Le témoin se retire. Pas d'explosion d'une bombe de la seconde Guerre Mondiale à Augny. Et toujours aucune information officielle.
— LOR'Actu.fr (@LORActu) January 26, 2012
EDIT : Toujours aucune information Vendredi à 13h malgré les dizaines de témoignanges récoltés, l'affaire est de plus en plus étrange et personne ne semble avoir une explication logique à donner.
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(publié le 26/01/2012 à 17:45 sur www.mylorraine.fr)
Elle était attendue pour Mercredi, et elle n'est toujours pas là !
L'hiver blanc, il semblerait que cela ne soit pas pour cette année...
En effet malgré les nombreuses annonces de météorologues qui promettent son arrivée imminente, nos routes sont toujours praticables !
La nouvelle rumeur voudrait que la situations change d'ici samedi...
Si vous la croisez, dites lui qu'on l'attend :)
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(publié le 26/01/2012 à 14:25 sur www.mylorraine.fr)
C'est parti pour la 19ème édition du Festival International du Film Fantastique de Gérardmer, alors prenez une gare, ajoutez y un train rempli de célébrités, puis saupoudrez le tout d'une cérémonie d'ouverture et d'une diffusion en avant-première du dernier film de Francis Ford Coppola et vous obtiendrez un premier jour de festival riche en émotions.
Retour en images !
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(publié le 26/01/2012 à 13:06 sur www.mylorraine.fr)
J'aime, je n'aime pas… Tout est question de goût ! L'Arsenal, le Centre Pompidou-Metz, le FRAC Lorraine et le NEST – CDN de Thionville Lorraine réunis vous invitent à un nouveau rendez-vous baptisé TASTE, 3 jours autour du (bon) "goût", qu'il soit culinaire ou artistique.
La question du goût, dans sa double acception de "saveur des choses" et de "somme de préférences esthétiques" est donc posée du 27 au 29 janvier, à Metz et Thionville. Le goût nous relie, nous sépare, mais ne nous laisse jamais indifférent. Il y a le "goût des choses", le "goût des autres" et le "bon goût" qui tient tant des papilles que de considérations esthétiques. Assurément, nous avons besoin de nourritures terrestres et de nourritures plus spirituelles, deux aspects qui ne sont pas incompatibles, bien au contraire. Et les bons-vivants apprécient souvent les deux, sans distinction. Avec TASTE, entrez dans les cuisines de l'art, et dans l'art de la cuisine.
Est-ce dû au succès des "Masterchef" et autres "Dîner presque parfait" ? On sait qu'une démonstration culinaire a quelque chose de théâtral. Avec TASTE, vous allez découvrir qu'il est possible de faire du théâtre tout en cuisinant ("Salé, Sucré, Salé"), qu'on peut faire de la musique avec des légumes (le "Vegetable Orchestra"), faire des salades (ou en raconter ?) avec les mots, traduire par la danse ou le son une dégustation ou le souvenir d'un goût. Les gourmets qui ne jurent que par la bonne chaire se délecteront des ateliers de cuisines, de l'atelier "soupes" ou encore de la démonstration de cuisine moléculaire qui rappelle que la popote est un art, et un art toujours d'actualité. Bref, vous allez déguster…
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(publié le 25/01/2012 à 19:29 sur www.mylorraine.fr)
Audrey Martinez est jeune, belle, ronde et a décidé de porter sa différence au devant de la scène, prouvant par sa démarche aux ayatollahs de la minceur qu'on peut être dynamique et ronde, hors des diktats de la minceur, et belle. La jeune femme, de retour de Paris où elle a été sacrée première dauphine de Miss Ronde France, nous livre ses impressions sur ce statut et ses corollaires...
Mylorraine.fr : Vos premières impressions à chaud ?
Audrey Martinez : Heureuse, étonnée surprise ! Plein de choses se mêlent, j'arrive pas encore à tout démêler mais beaucoup de joie au demeurant... De très belles rencontres aussi bien professionnellement qu'humainement avec les stylistes, les coiffeurs, les autres filles...
ML : C'est comme une colonie de vacances finalement...
AM : (rires) Ouais c'est ça ! Entre filles !
ML : Qu'est-ce qui pousse à participer à Miss Ronde ?
AM : C'était avant tout pour surmonter mes complexes, ma peur, tout ce qui était difficile à assumer depuis mon adolescence. L'idée c'était de surplomber tout ça pour apprendre à m'aimer.
ML : Vous y êtes allée complexée ?!
AM : Tout à fait, j'ai fait un pas en avant avec les rencontres, le travail de maintien, les photos, tout ça fait beaucoup de bien, d'être chouchoutée, perçue autrement. Après, ça ne guérit pas totalement mais ça aide ! Vis à vis du regard des autres, c'est un vrai pas en avant parce que mes complexes m'ont souvent bloqués ou empêchés d'avancer, surtout plus jeune... Tout ça m'a fait beaucoup de bien !
ML : A regarder les miss rondes 2012, on a pu observer qu'elles sont très différentes, plus que les miss traditionnelles qui semblent faites dans le même moule... Outre l'idée de montrer une autre forme de beauté que les « canons » classiques, on peut noter une vraie ouverture dans les perspectives de la beauté...
AM : Notre but, dans l'association, c'est de défendre un projet qui ferait que dans l'avenir on mette toutes sortes de femmes en avant, qu'elles soient petites, rondes, minces, etc. Est-ce que c'est réalisable tout de suite ? Je ne sais pas, mais d'un point de vue philosophique, on cherche à montrer la beauté dans la différence, pas spécialement par rapport à la rondeur, la minceur ou d'autres critères. La réalité de ce concours, c'est de montrer qu'on peut être jolie au delà des critères de sélection traditionnels... Même si on a encore du mal à le faire comprendre, parce que les gens restent souvent bloqués sur ces archétypes. Par exemple sur internet, même sur la page de Miss Ronde et parfois dans le public du concours, des gens sont venus dire qu'on était des obèses, que c'était moche, qu'il fallait pas « exhiber le gras », que c'était la « foire aux gras », qu'on était des « monstres »... On a aussi eu des gens qui venaient mettre des avis positifs mais les réactions négatives violentes ont été nombreuses...
ML : C'est effectivement très violent !
AM : Oui ! Et puis des gens qui confondent tout, parce que les gens viennent nous parler de nos IMC en mélangeant la santé, le physique... Nous on n'est pas là-dessus du tout ! On est là pour dire que tout le monde a le droit de se sentir bien, aimé, apprécié, attirant. Y a des tas de types de morphologie et finalement c'est aussi bien !
ML : Alors est-ce que tout ça permet de balayer certains préjugés ?
AM : Ce sera long (dit-elle en riant) mais je pense que ça aide, lentement mais sûrement. D'ailleurs certains stylistes se bougent, les lignes pour rondes changent peu à peu et puis peut être qu'un jour, qu'on soit ronde maigre, ou grosse, on est avant tout des femmes avec des personnalités propres. Mais bon, on juge encore trop les gens d'après l'aspect physique !
ML : Parlons de ces préjugés, il est communément admis, semble-t-il, que toute personne dépassant l'IMC jugé par la plèbe acceptable, s'empiffre, or les causes de sur-poids sont légions. Ce sont des sujets que vous abordez ?
AM : On a beaucoup parlé oui, c'est pas parce qu'on est ronde qu'on mange cinq fois par jour et qu'on se gave de chips dans le canapé. Ça peut être génétique, ou venir d'un problème de santé, ça vient aussi parfois de l'alimentation bien sûr. Mais c'est vrai que les gens sont souvent virulents et ramènent tout à ça sans penser aux autres causes. Et puis y a des maigres qui s'empiffrent, on n'est pas égaux face au poids, c'est ainsi ! Moi je suis pas mal active, je suis gourmande, j'aime les sucreries, mais j'aime aussi bouger, mon boulot, la natation et ça m'empêche pas d'avoir des rondeurs et beaucoup des autres miss rondes étaient tout aussi dynamiques ! Cette idée que « rond égale feignant » nous colle malheureusement encore à la peau...
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(publié le 25/01/2012 à 10:20 sur www.mylorraine.fr)
Yusef El-saleh, artiste palestinien prolifique avec ses collages, le design et parfois même de la poésie, mais surtout avec ses peintures et sculptures sur bois peintes, s'est installé dans le Val d'Ajol et expose à Metz. Une chance pour la capitale régionale, puisque cet artiste d'envergure internationale a reçu de nombreux prix, notamment le premier prix au Salon International de Sculpture de Nolay et le prix Georges Hilbert de la Société Nationale des Beaux-Arts au Carrousel du Louvre...
Mylorraine.fr : Beaucoup de techniques employées dans les médiums artistiques. Comme j'ai vu que vous étiez architecte de formation, je me demandais si c'était la pratique de l’architecture qui avait formé votre œil et votre main ?
Yusef El-Saleh : Non, en fait, l'art a toujours été ce qui me motivait le plus, mais l'architecture m'a donné quelques techniques.
ML : L'art ornemental arabe vous inspire par exemple ?
YE-S : Je passe plutôt par une certaine interprétation de l'art ornemental arabe, mais ce ne sont pas les seuls éléments architecturaux dont je m'inspire, c'est uniquement comme intégration de certains motifs que je m'en sers. Par exemple, si vous regardez certains collages, on y voit des maisons colorées qui peuvent aussi être des maisons méditerranéennes... Je ne me limite pas aux éléments architecturaux arabes, je n'ai d'ailleurs pas de vocation orientaliste, c'est une interprétation de l'universalité qui passe par des codes très différents. Je ne peux pas nier mes origines mais je ne les utilise pas plus que d'autres codes finalement...
ML : J'ai perçu une dichotomie : espoir et désespoir, paix et terreur, ce sont des « pôles » par lesquels vous-même passez ? Êtes-vous ainsi tantôt désolé, abattu, tantôt confiant ?
YE-S : Oui mais c'est universel, l'espoir est partout, tout comme la paix, la liberté. C'est sur que je ne peux nier mes origines mais le propos n'est pas là, ce sont des sentiments, des notions qui existent partout sur terre, j'insiste sur la dimension universelle de mon travail.
ML : Cet investissement, est-il dû à vos origines palestiniennes ?
YE-S : La situation de la Palestine est la même que partout où il subsiste des opprimés et quelles que soient les raisons de l'oppression. A une époque je faisais des dessins en noir et blanc sur le thème de la Palestine, c'est sûr que ça a certainement inspiré mon travail mais ce message de paix et de liberté il est pour tous, pas que pour la Palestine.
ML : On sent que vous vous êtes nourri de beaucoup de cultures, je pense notamment à votre vision de l'occulte qui fourmille de grands archétypes très divers : fées, sorciers, prophètes, vestales...
YE-S : Oui je me suis inspiré de tout, consciemment ou non, et la culture occidentale comme orientale font partie de ma vie, tout autant l'une que l'autre.
ML : J'ai vu une succession de sculptures très diverses : une vestale, un cri, des abstractions comme les Deux visages de la vie et … Ma chaise. De l'auto-dérision dans cette gravité donc ?
YE-S : La chaise c'est un clin d’œil oui, mais j'aimerais aussi faire plus de design. D'ailleurs sur cette chaise il y a le même motif que sur certaines de mes sculptures.
ML : Vous semblez ne vous limiter à aucun médium dans la création...
YE-S : Je ne peux pas me limiter, quand je pense une œuvre, je sais dès le départ quel moyen sera utilisé et quelle forme prendra l'objet final, donc je ne me limite jamais !
ML : Comme certains écrivains, en posant le crayon sur le papier, ont déjà le livre en tête...
YE-S : C'est ça !
ML : Le traitement de la couleur m'a frappé, toujours les couleurs primaires, quelle en est la signification ?
YE-S : Toujours la symbolique, surtout dans les plus récentes, les cinq couleurs initiales représentent les cinq continents, c'est l'humanité qui est représentée de manière brute.
ML : Que signifient les points ?
YE-S : Beaucoup de personnes croient que l'inspiration est aborigène mais c'est une intégration de la langue allemande que j'ai beaucoup pratiqué, et qui utilise beaucoup le point, c'est donc une retranscription de la langue. Mais il y a d'autres symboles récurrents : les colombes, les personnages qui représentent les différences de l'humanité et ses similitudes. D'ailleurs, certains personnages n'ont qu'un œil : on ne peut tout voir, tout savoir, la vérité nous échappe toujours en partie, on est toujours aveugle d'un œil... Le savoir est important, mais l'espoir reste toujours le plus fort, il y a du doute mais avec l'espérance positive qui est primordiale.
ML : L'engagement est-il le corollaire de l'art ?
YE-S : Pour moi l'art a toujours un message que ce soit en musique, en peinture, quoi que ce soit, ça doit porter quelque chose. Je ne peux pas faire une œuvre sans avoir une vraie idée, un message...
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(publié le 24/01/2012 à 16:56 sur www.mylorraine.fr)
17 ans qu'il chorégraphie son existence au son de la funk et du breakbeat, Sadat Sekkoum, activiste de la première heure de la danse urbaine en Lorraine continue de diffuser sa passion du Hip Hop au sein de l'association Mixité de Yutz.
Rencontre avec « The Greatest Sadat » !
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(publié le 24/01/2012 à 12:04 sur www.mylorraine.fr)
En Lorraine, le bridge représente plus de 2 200 adhérents, et une trentaine de clubs. Le comité de bridge de Lorraine, couvre les 4 départements Lorrains, il regroupe des scolaires et des adultes et participe également au renouveau du bridge.
Un sport pour tous
Suspense, sensation forte, montée d'adrénaline garantis ! Le bridge version 2012 se vit, se partage sans modération, à tout âge : de l'activité d'éveil pour les plus jeunes, à l'entretien des facultés intellectuelles pour les seniors, le bridge permet aux adultes d'évacuer le stress.
Le bridge est un loisir peu coûteux (prix d’une place de cinéma), il a intégré le milieu associatif, de la MJC à la section bridge dans les entreprises ou dans les écoles, les collèges ou les lycées.
Un des souhaits du Président du Comité Lorraine de Bridge, Pierre Lavigne est d’intégrer le monde Universitaire.
Le bridge, une passion de 9 à 100 ans et plus !
Les passionnés sont près de 20 000 chaque jour en France à franchir les portes d’un club de bridge. Il est pratiqué comme un simple loisir ou comme un sport de compétition.
Mais le bridge a plus d’un atout dans son jeu : intergénérationnel, convivial, il repousserait même les effets de la maladie d’Alzheimer, selon une enquête de l’Inserm…
Les bridgeurs appartiennent aujourd’hui à toutes les catégories sociales. On dénombre 3 millions de joueurs en France. De nombreuses formules de tournois ou de championnats sont proposées pour tous les niveaux, du débutant à l’expert. Une démocratisation rendue possible grâce à une méthode d’initiation simplifiée qui permet de jouer rapidement.
Un atout pour les jeunes
Dès le CM2, les enfants peuvent être initiés. Les témoignages d’enseignants montrent que, non seulement c’est un entraînement efficace aux mathématiques, mais qu’il apprend à se concentrer, à être attentif. On joue à deux, cette association développe le sens de la communication, donc l’esprit d’équipe. Il oblige à prendre des décisions tout en restant maître de soi : ces bases du bridge seront applicables tout au long de la vie professionnelle.
A l’heure des études supérieures il devient un atout majeur pour développer les réseaux indispensables à l’entrée dans la vie professionnelle.
Antidote à la maladie d’Alzheimer
Une étude récente de l’Inserm démontre que les personnes âgées qui pratiquent au moins deux fois par semaine une activité stimulante comme le bridge, sont deux fois moins susceptibles de développer une démence ou une maladie d’Alzheimer.
C’est bon pour le moral
Quatre millions de personnes souffrent, aujourd’hui, de solitude en France. Les clubs de bridge sont de véritables lieux de rencontres qui permettent d’éviter l’isolement en gardant le contact social.
Certains médecins vont jusqu’à prescrire le bridge à leur patient : c’est un excellent exercice pour les neurones et un moyen de se faire des amis !
S’extraire des aléas du quotidien, chasser le stress, s’évader sont les autres effets reconnus du bridge.
Sport de l’esprit
Une nouvelle manière de jouer au bridge s'est développée, la compétition en fait un véritable sport. Comme au tennis, il y a un classement en quatre séries, les joueurs cumulent des points au cours de la saison. Des championnats sont organisés au niveau régional, interrégional, national et international dans différentes catégories (scolaires, cadets, juniors, seniors…).
En compétition, le hasard n’intervient pas, on pratique un jeu de comparaison qui diminue les effets de la chance et fait appel au raisonnement. On compare entre eux des joueurs qui, assis à des tables différentes, possèdent le même jeu : chacun doit en tirer le meilleur parti. Pour cela il faut mettre en place de véritables stratégies, et savoir prendre rapidement les bonnes décisions.
On peut aujourd’hui s’initier dans un club ou sur le web, avec la nouvelle méthode accélérée…
Pour apprendre à bridger, plusieurs solutions, mais rien de mieux qu’un enseignant de bridge agréé par la Fédération qui exerce dans les clubs ou les sections bridge des entreprises.
Le bridge s’est parfaitement adapté aux nouvelles technologies, on peut s’initier gratuitement en ligne sur le site de la Fédération Française de Bridge www.decouvertedubridge.com, de nombreux sites proposent de jouer, il existe même des logiciels permettent d’apprendre ou de se perfectionner.
« Bridgez ! La nouvelle méthode d’initiation accélérée », éditée par la Fédération, permet une approche rapide des bases du bridge, en 15 leçons pour ceux qui souhaitent être opérationnels. Un véritable passeport pour la pratique du bridge en tournoi, en clubs ou entre amis.
C’est le seul sport de l’esprit qui se pratique avec un partenaire. Aujourd’hui le bridge séduit 3 millions de Français.
Bridgeurs célèbres
Bill Gates, Omar Sharif, Patrick Bruel, les plus connus des bridgeurs, en passant par :
des sportifs : Joseph-Antoine Bell, ex-gardien de but de l’équipe de football du Cameroun et de l’Olympique de Marseille, Bruno Martini, entraîneur des gardiens de l’équipe de France de football, Philippe Boisse, champion olympique d’escrime, Jean-Philippe Durand, Marielle Goitschel, Jean-Pierre Rives
des hommes d’affaires : Warren Buffet, Antoine Bernheim, Olivier Bouygues, Jean-Louis Descours, Carlos Ghosn, Didier Pineau-Valencienne, André Rousselet, Romain Zaleski
des artistes : Michel Legrand, Louis Velle
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(publié le 21/01/2012 à 13:00 sur www.mylorraine.fr)
Les 20 et 21 janvier, pour la 3ème édition du Meeting International de Natation, les plus grands nageurs français, se retrouvent dans le grand bain de la piscine de Gentilly.
Mylorraine.fr y a plongé sa caméra, découvrez ...
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(publié le 21/01/2012 à 12:38 sur www.mylorraine.fr)
Il est à la Lorraine ce que Maurice Genevoix était à sa Loire natale, l’écrivain Gilles Laporte vient de sortir aux éditions Presses de la Cité son nouveau roman Cantate de Cristal. Il y raconte la destinée d’un jeune homme possédant un don exceptionnel, avec en toile de fond, l’âge d’or des cristalleries de Baccarat. Un régal !
Loin d'apparaître comme une limitation folklorique, comme un particularisme restrictif, le régionalisme de Gilles Laporte participe de l'aventure humaine la plus universelle, celle des ouvriers (du verre). Une fois encore l’auteur du Loup de Métendal et de la Fontaine de Gérémoy ranime la Lorraine du 19ème siècle sans défibrillateur, mais en caressant de sa plume virtuose le front de sa région de naissance.
L’histoire :
Enfant unique ardemment désiré, Florent est l'objet de toutes les attentes et ambitions des siens. Son père, ouvrier verrier, veut que, dans le respect de la tradition, il prenne sa relève au four de la Compagnie des Verreries et Cristalleries de Baccarat en plein âge d'or.
Un jour, à l'église, l'épouse du sous-directeur de la fabrique, Regina Galtier, découvre, bouleversée, la voix du jeune garçon, une voix pure et cristalline. Malgré leurs dix ans de différence, porté notamment par l'amour de la musique, un lien puissant les unit. Commence alors pour Florent le plus cruel des dilemmes : sa passion du chant ou son devoir filial... devenir verrier ?
Entre Empire et République, dans le monde passionnant des magiciens du verre et du cristal où le travail de l'homme sait, de la terre, faire jaillir la lumière, la rencontre de deux destinées que, pourtant, tout devait séparer. Un hommage chaleureux à la femme, aux ouvrières et ouvriers de partout et de toujours.
Mylorraine.fr : Gilles Laporte, cette Cantate de cristal est un hymne à la gloire des ouvriers à leurs multiples talents qui disparaissent régulièrement, un hommage à vos parents, ouvriers de filature...
Gilles Laporte : Oui, cette "Cantate..." est un hymne à la gloire des ouvriers si malmenés en ce moment par les convulsions de l'économie et de sa vassale, la politique. Ce monde ouvrier est le mien, et j'en suis fier. J'en connais les plaisirs du travail bien fait, les souffrances aussi, et la dignité.
Ml : C'est aussi une véritable déclaration d'amour à la Lorraine, l'une des régions les plus créatrices de France depuis l'époque ducale...
GL : Elle est mon autre monde originel, naturel, ce pays de mes racines et de ma vie, inspirateur de l'Europe toujours en construction, ouvert à toutes les cultures, innovant, peuplé de gens courageux et fidèles. Nulle part ailleurs l'intégration des immigrants ne s'est faite, depuis des siècles, avec autant de générosité et de réussite ! Mais les autres pays, les autres régions de France ont leurs qualités aussi, bien sûr !
Ml : Florent est un gamin qui se résigne mais dont le talent et la sensibilité seront transcendés dans l'art verrier, il est l'homme carrefour, à la fois artiste et artisan, deux lettres seulement changent et tout un destin bascule....
GL : Florent... artiste-artisan... J'aime que deux lettres seulement différencie ce qui me semble si indifférenciable. L'artiste serait, par définition, la personne qui pratique l'un (ou plusieurs) des Beaux-Arts. L'artisan celle qui fabrique quelque chose de ses mains. Mais Rodin ne travaillait-il pas de ses mains ? Et Majorelle ne concevait-il pas ses meubles comme autant d'œuvres d'art ? Méfions-nous des étiquettes artificielles collées par celles et ceux qui voudraient faire croire que telle activité est plus noble, ou moins prestigieuse que d'autres... que tel individu est plus honorable, ou moins, que d'autres ! Oui, Florent est cet artiste/ artisan qu'est tout être humain qui s'autorise à s'exprimer (dans ce monde d'interdits) par tous les moyens de son corps et de son esprit.
Ml : Si cette histoire a été totalement inventée, le contexte historique, géographique, social a été scrupuleusement respecté, vous saisissez une fois encore les mutations du 19 ème siècle, (après La fontaine de Gérémoy), c'est l'esprit d'ouverture de ce siècle qui vous enchante, incarné ici par Régina Galtier, d'origine allemande?
GL: Cette histoire est totalement "inventée", mais les cadres historique et professionnel sont scrupuleusement respectés. Mes personnages romanesques (Florent, Jeanne, le Déqueugnard, Galtier...) rencontrent des personnages historiques (Monsieur de Fontenay...) J'ai voulu, avec Regina, cette femme venue de Saxe en Lorraine (en pleine période de traumatisme d'après-guerre franco-allemande), exprimer ce que le féminin offre à notre société de potentiel de respect mutuel, de tolérance, et... (peut-être vais-je vous faire sourire) d'amour universel.
Ml: Vous remerciez, à la fin de ce livre, tous les personnels de la cristallerie de Baccarat, ce roman est le leur?
GL: Ce roman est celui des verriers de Baccarat, de tous les verriers de Lorraine, de France et d'ailleurs, de tous les ouvriers de partout et de toujours, en même temps que celui de... la FEMME !
Ml : Votre prochain roman, une idée déjà?
GL : Le prochain roman (contemporain) est achevé (parution à une date encore indéterminée). Le suivant... en gestation. Mais je ne peux pas en dire davantage les concernant. Bientôt...
Cantate de cristal, de Gilles Laporte, aux éditions Presses de la Cité- 411 pages.
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(publié le 20/01/2012 à 19:02 sur www.mylorraine.fr)
Christophe Blondé alias "Poet" et son complice Charlie Davot, écument les scènes lorraines depuis prés de vingt ans dans différentes formations musicales. Avec Alias Poet, unis par les liens sacrés de la usique, les deux artistes offrent un subtil mélange Folk Rock, teinté de musique d'Afrique de l'Ouest.
C’est le coup de cœur musical de Mylorraine.fr.
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(publié le 20/01/2012 à 18:52 sur www.mylorraine.fr)
Lorrains de Lorraine,
Lorrains du monde,
Lorrains de cœur...
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(publié le 20/01/2012 à 18:27 sur www.mylorraine.fr)
La nature est riche et fragile. L’exposition photographique, "De crépuscule en crépuscule", au muséum aquarium de Nancy, l'atteste. Elle place sous les projecteurs les photographies animales et crépusculaires de Vincent Munier. Eclairées par des textes de l’auteur Pierre Pelot, ces œuvres sont à contempler jusqu’au 30 avril 2012.
Sur mur noir, 90 clichés, ou 2 ans de travail. Photographies singulières, ambiances rares. Ton neutre, style épuré et simple, qui retranscrits sur toile, offrent un rendu en grain au summum de sa perfection. Les visiteurs découvrent le photographe globe-trotteur sur la première œuvre en entrant, dans la neige avec son trépied.
Ils entrent aussitôt dans son univers, composé d’animaux et de lumières atypiques, magiques, intenses, du petit matin à la tombée de la nuit. Ici, un superbe ciel de soie où s’ébattent les nuages. Posés sur le fil de l’aurore, des guetteurs sereins. Là, dans la forêt mâtine, une lumière en fumée, et un renard pointu dans le calme de givre. Et puis, alors que les écoutilles se mettent à valser à l’écoute de cette musique classique, un renard empaillé préfère rester stagner au dessus des têtes.
L’animal, commun, rare ou disparu, est saisi dans son environnement. Ours polaire, renne, lièvre, ou encore goéland. Vosges, Norvège, Laponie ou Afrique : travail local et mondial sont mis en perspectives. Au fond, il n’y a qu’une même démarche, un même crépuscule.
L’un des plus talentueux de sa génération
Pierre Pelot offre son regard complice sur les toiles du photographe, par quelques mots à gauche de celles-ci. La photographie et l'écrit, deux œuvres d’auteurs vosgiens qui entrent en résonance pour offrir une vision très originale du monde sauvage. Une troisième œuvre : il s’agit d’un film documentaire de 20 minutes, Nordic Variations, dans les pas de Vincent Munier, signé Laurent Joffrion. L’homme l’a suivi lors d’une expédition en Norvège en 2010, à la recherche du bœuf musqué.
Chacun peut alors se rendre compte de la rudesse du quotidien de l’artiste-aventurier, mais aussi décrypter son ressenti. « C’est incroyable de le voir si près », dit-il guettant un animal, sac sur le dos et bonnet sur la tête, au pied de sa toile de tente plantée au milieu de rien. Le talent de ce passionné d’Alaska réside dans sa patience : il serait prêt à rester trois semaines dans des conditions extrêmes au même endroit pour capturer ce que la nature a de plus mystérieux. « Un des plus talentueux de sa génération », selon de nombreux connaisseurs. La preuve : ses photographies ont été exposées dans plus de 35 pays.
Enfin, pour terminer la visite, 27 spécimens naturalisés lorrains issus principalement des collections patrimoniales du Muséum-Aquarium sont à découvrir. Le visiteur pourra s’apercevoir que la Lorraine recèle de merveilles naturelles pour qui sait observer.
Informations pratiques : De crépuscule en crépuscule, exposition photographique trilingue de Vincent Munier www.vincentmunier.com. Du 2 juillet 2011 au 30 avril 2012 au Muséum-Aquarium de Nancy, 34 rue Sainte-Catherine 54000 NANCY 03 83 32 99 97 www.man.uhp-nancy.fr Ouvert tous les jours de 10h à 12h de 14h à 18h Tarif plein : 4 €, réduit 2 €, gratuit les 1er dimanche du mois. Médiations ces dimanche à 15 h. Trois conférences sont prévues.
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